Corinne Deniel, Au-delà de mes yeux, 1
Corinne Deniel, Au-delà de mes yeux, 2
Corinne Deniel, Au-delà de mes yeux, 3
Corinne Deniel, Au-delà de mes yeux, 3
Corinne Deniel, Au-delà de mes yeux, 3
Corinne Deniel, Au-delà de mes yeux, 3
Corinne Deniel, Au-delà de mes yeux, 3
Corinne Deniel, Au-delà de mes yeux, 3
Corinne Deniel, Au-delà de mes yeux, 3

Au-delà de mes yeux

Je flâne dans les villes, dans les ruines. Pendant que mon corps est occupé à marcher, ma vue s’épure, mon esprit se libère, disponible pour recueillir toutes traces d’impermanence.
Et puis il y a des jours où flâner dans ma chambre me suffit, comme un besoin d’enfermement sur moi-même. Je dis ma chambre mais c’est aussi mon atelier ou l’espace clos dans lequel je me trouve. J’observe et je guette les étincelles du quotidien, son instabilité.
J’isole par le cadrage des fragments du réel éphémère qui m’entoure. Sans chercher à documenter celui qui regardera mes photos, évitant les repères spatio-temporels, mes images célèbrent, en toute discrétion, un monde où rien ne demeure, où tout est en devenir.

Beyond my eyes

I wander in cities, in the ruins. While my body is busy walking, my vision is cleansed, my mind is released, free to collect all traces of impermanence.
And then there are days where loitering in my room is enough, like a need to be closed in on myself. I say my room, but it’s also my workshop or the enclosed space in which I find myself. I observe and I watch out for the sparks of daily life, its instability.
I isolate with framing the fragments of the transient reality around me. Without trying to gather information for the person who would look at my photos, avoiding spatio-temporal points of reference, my images discreetly celebrate a world where nothing lasts, where everything is becoming.

Corinne Deniel. Tous droits réservés.        Facebook — Instagram — Credits/Mentions