Sarajevo : vêtement abandonné, plante décorative dans cité d’habitations modestes, pierres décoratives sur parking.
Athènes : ready-made cageot avec pierre sur un trottoir. — Arles : zone industrielle, plante grasse, sauvage. — Toulouse : zone urbaine, travaux abandonnés.
Malaga : jardin botanique, reflet du ciel dans ruisseau boueux. — Toulouse : fin de repas, nature morte anone et os.
Athènes : marché des bouchers, sang. — Lomé, Togo : dans la rue, bâche sur palette, matelas de fortune. — Tarnos : zone industrielle, bureaux abandonnés.
Sarajevo : piscine abandonnée. Hôtel détruit. Reflets nuages et plantes.
Lomé, Togo : grand marché. — Toulouse : miroir. — Sarajevo : feuilles séchées.
Stévié, Togo : ossement, mâchoire pour rituel Voudou, Vodoon, couvent. — Sarajevo : fragment d’image, hôtel abandonné. — Stévié, Togo : rebut.
Pays basque : reste d’un repas, nature morte, finitude. — Pays basque : fin d’été, nature morte, pourriture, Nagori. — Toulouse : étoile de mer, contraste, lumière vive, nature morte, clair-obscur.
Athènes : marché, poulpe, tentacules. — Malaga : bord de mer, lumière tamisée, villa gréco-romaine. — Malaga : jardin botanique, bords, traces, ombres et lumières.

Au-delà de mes yeux

Je flâne dans les villes, dans les ruines. Pendant que mon corps est occupé à marcher, ma vue s’épure, mon esprit se libère, disponible pour recueillir toutes traces d’impermanence.
Et puis il y a des jours où flâner dans ma chambre me suffit, comme un besoin d’enfermement sur moi-même. Je dis ma chambre mais c’est aussi mon atelier ou l’espace clos dans lequel je me trouve. J’observe et je guette les étincelles du quotidien, son instabilité.
J’isole par le cadrage des fragments du réel éphémère qui m’entoure. Sans chercher à documenter celui qui regardera mes photos, évitant les repères spatio-temporels, mes images célèbrent, en toute discrétion, un monde où rien ne demeure, où tout est en devenir.

Beyond my eyes

I wander in cities, in the ruins. While my body is busy walking, my vision is cleansed, my mind is released, free to collect all traces of impermanence.
And then there are days where loitering in my room is enough, like a need to be closed in on myself. I say my room, but it’s also my workshop or the enclosed space in which I find myself. I observe and I watch out for the sparks of daily life, its instability.
I isolate with framing the fragments of the transient reality around me. Without trying to gather information for the person who would look at my photos, avoiding spatio-temporal points of reference, my images discreetly celebrate a world where nothing lasts, where everything is becoming.

Corinne Deniel. Tous droits réservés.        Facebook — Instagram — Credits/Mentions